Auguste ne sait plus grand chose du monde 01-03/02

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undi 1er Février, nous avons eu la chance, comme tous les élèves de 1ère, de pouvoir assister au spectacle vivant « Auguste ne sait plus grand-chose du monde » mis en scène par Mateja Bizjak Petit, interprété par le comédien et conteur Pascal Thétard et adapté du livre éponyme de Pierre Soletti. Auguste, ancien conteur, se retrouve dans une « maison de vieux » comme il aime les appeler, atteint de la maladie d’Alzheimer.

Cependant, à travers son présent comme son passé, on découvre un homme hédoniste, fantaisiste et surtout qui aime sa liberté. Même en maison de retraite, il compte bien profiter du reste de sa vie. En une heure de spectacle, Pascal Thétard réussit avec brio à nous transporter dans le monde d’Auguste et nous toucher par sa sensibilité. Par la suite, un entretien avec le comédien nous a permis d’en apprendre un peu plus sur la conception et l’interprétation de ce texte, ainsi que sur le conteur lui-même. Ainsi, l’idée de l’échiquier pour la mise en scène qui nous a beaucoup intrigués serait, selon lui, une façon de représenter à chaque case un jour.

Le rapport que Pascal entretient avec son personnage a également été éclairé : quelque part inspiré par sa vie personnelle et l’ennui, l’attente des gens que représente Auguste, mais aussi par ce que voulait Mateja, il nous confie ne pas réellement s’identifier à ce vieux monsieur mais prend cependant plaisir à le retrouver à chaque représentation. Il estime avoir eu une chance inouïe d’avoir pu interpréter cette œuvre, qui lui a demandé environ un an de travail commun avec la metteure en scène, travail laborieux sur l’association des gestes et du texte. Enfin, Pascal Thétard a souligné ce message d’observation de la nature que véhicule la poésie du texte, poésie qu’il qualifie comme étant « une ombre », le poète étant « un magicien qui réussit à poser des mots sur cette ombre ». C’est cette poésie qui lui a particulièrement plu dans le personnage d’Auguste et qui nous pousse à « oser l’ouverture, oser la richesse ».

Élise Vivet, 1ère D

 

 

 

Page publiée le 15/02/2021 | Mise à jour le 14/04/2021 | Vue 317 fois